Verrerie Arc – Pas-de-Calais : bas salaires et grosses subventions

27 Juillet 2022

Au début de l’été, le groupe Arc, « leader mondial des arts de la table », a reçu du nouveau gouvernement un nouveau chèque exceptionnel d’argent public de 18,5 millions d’euros.

Il porte à plus de 200 millions d’euros les aides exceptionnelles versées par l’État à l’entreprise sur ces seules trois dernières années.

Ce chiffre ne prend pas en compte toutes les aides permanentes que les patrons touchent de la part de l’État. Le CICE, par exemple, a été remplacé par un allègement des cotisations sociales pérenne de 6 % de l’ensemble des salaires versés ne dépassant pas 2,5 fois le smic, soit la quasi-totalité de ceux des 4 600 embauchés. Cette aide de l’État se chiffre donc chaque année en dizaines de millions d’euros.

Patrons et politiciens, locaux et nationaux, justifient cet afflux permanent d’argent public en affirmant qu’il faut aider l’entreprise à sortir d’une mauvaise passe et à investir. Mais les effectifs d’embauchés ont fondu ces dernières années, en faisant appel à toujours plus de salariés précaires, CDD et intérimaires (près d’un millier actuellement), alors que la production, elle, s’est maintenue. Les fabricants de vaisselle profitent même d’une forte croissance de leurs ventes, du fait notamment de la réouverture des restaurants.

Les investissements, eux, n’existent que dans les discours, car les travailleurs sont confrontés à des conditions aggravées. Le manque de pièces pour réparer les machines, le manque de consommables de base comme de l’essuie-tout, l’absence de climatisation dans les camions de l’entreprise, etc., rendent le travail chaque jour plus difficile. Ce manque d’investissements touche y compris de grosses infrastructures, comme ce transformateur électrique qui a pris feu lors du dernier épisode de canicule.

De quoi rajouter dans le dictionnaire, à la définition de parasite, « nom masc., être qui vit aux dépens des autres », un synonyme : patrons.

Correspondant LO