Ehpad Saint-Priest : les grévistes toujours aussi déterminées

22 Juin 2022

Depuis le jeudi 9 juin, les salariées de l’Ehpad Résidence du Château de Saint-Priest, dans la banlieue de Lyon, du groupe privé Omeris, sont toujours majoritairement en grève pour demander des embauches et des augmentations de salaire.

Au début, ces travailleuses étaient systématiquement réquisitionnées, ce qui montrait que la direction, tout en disant qu’il n’y avait plus d’argent dans les caisses pour les salaires, avait des moyens pour payer l’huissier.

Maintenant, la direction ne réquisitionne plus tout le monde mais cherche à diviser les grévistes : pendant que certaines tiennent le piquet de grève et perdent de l’argent, les autres s’épuisent au travail en étant en sous-effectif, jusqu’à quatre personnes en moins en journée sur une équipe d’environ quinze personnes. Depuis peu, la direction a repris les négociations en n’abordant pas les salaires, seulement les conditions de travail. Elle feint même de découvrir l’importance du sous-effectif. Quelle hypocrisie ! Son objectif est de jouer la montre en espérant décourager les grévistes.

Les salariées mobilisées n’en démordent pas et ne veulent pas baisser les bras ! Elles ont organisé, avec les militants de l’union locale et l’USD CGT, un rassemblement très réussi devant la résidence mercredi 15 juin et en prévoient un autre. Elles continuent de s’adresser aux familles des résidents. Elles sont aussi allées devant d’autres Ehpad du même groupe, rencontrer leurs collègues et discuter de leur mouvement, ce qui leur a valu de la sympathie et des marques de soutien.

Et pour montrer leur détermination sans faille, les grévistes continuent de reprendre en chantant « On lâche rien ! » devant la résidence !

Correspondant LO