Ikea France : les travailleurs face à une série d’attaques

15 Juin 2022

Le groupe Ikea France vient d’annoncer que le service technique de chaque magasin sera externalisé dans les prochains mois et confié à un partenaire extérieur.

Cela concerne 130 travailleurs répartis sur une quarantaine de magasins, en commençant par les nouveaux, comme c’est déjà le cas à Nice-Saint-Isidore.

Après le démantèlement du service de ressources humaines et la suppression d’environ 130 emplois, la comptabilité a été à son tour externalisée. Ikea a ainsi supprimé 300 emplois entre 2019 et 2022 et ne compte pas s’arrêter là. D’autres services tels que la plonge dans les services de restauration ou le ramassage des caddies sont menacés de subir le même sort.

Autant dire que la direction d’Ikea fait feu de tout bois pour préserver ses marges, en s’attaquant aux travailleurs et aussi, malgré une inflation galopante, en maintenant les salaires au plus bas. Elle s’est ainsi félicitée d’avoir proposé 2,5 % d’augmentation collective, quand l’inflation officielle dépasse déjà les 5 %, et on sait que c’est en réalité bien plus. La direction a même poussé le vice jusqu’à proposer un petit 1 %, sur objectifs, en fait à la tête du client. Toutes les occasions sont bonnes pour dire qu’il n’y a pas d’argent, ni pour augmenter les salaires ni pour préserver les emplois, alors que le groupe Meubles Ikea France est le troisième pourvoyeur de chiffre d’affaires du groupe avec 3 milliards d’euros par an.

Tout cela ne trompe pas les travailleurs d’Ikea, qui sont bien placés pour savoir que les bénéfices plantureux faits d’année en année vont toujours dans les poches des propriétaires de l’enseigne, une des plus riches familles de la bourgeoisie de Suède.

Correspondant LO