Restauration : les salariés ne veulent pas travailler pour rien

24 Mai 2022

Deux cent mille postes sont à pourvoir dans la restauration, principalement en cuisine.

Les patrons et gérants de ce secteur se lamentent, l’été se présente mal, les employés saisonniers réclament de plus en plus la journée continue, ou l’indemnisation de leurs coupures. À Toulouse, un candidat à un poste dans un restaurant aurait refusé un salaire inférieur à 1 500 euros (il n’est pas dit si c’est net ou brut). Des conditions de travail correctes sont même réclamées par les saisonniers qui se présentent pour un poste. L’augmentation concédée depuis le 1er avril, se résumant parfois à 1 %, ne semble pas suffire au bonheur des futurs cuisiniers, serveuses, chefs de rang, plongeurs…

Les candidats se permettent même d’être « regardants sur le bien-être au travail », déplore un patron. Un des fournisseurs des restaurateurs, le grossiste Metro, s’est lancé dans un job dating pour leur faciliter le recrutement, mais rien n’y fait.

Pourtant, une solution existe et elle est très simple : proposer des salaires suffisants qui, une fois payés le loyer, le transport pour venir travailler et les vêtements nécessaires, laissent vraiment plus que de quoi survivre.

V. L.