Racisme : des crimes encouragés

18 Mai 2022

Deux crimes racistes ont marqué l’actualité récente, comme celui commis dans le 17° arrondissement, vendredi 13 mai, où un homme de 50 ans est sorti de sa voiture pour se mêler d’une altercation.

Il a sorti son arme et tué de sang-froid, à bout portant, un des hommes présents, qui étaient d’origine marocaine et espagnole.

Le tueur est connu des services de police pour ses liens avec l’extrême droite et ses idées racistes et antisémites. De même, le 19 mars, l’ancien joueur du Biarritz Olympique Federico Martin Aramburu a été abattu de cinq balles et le meurtrier présumé est connu des services de police pour sa violence et ses idées d’extrême droite. Les deux hommes et la femme responsables de ce meurtre avaient eu un différend avec lui dans un café avant de le suivre pour l’assassiner devant son hôtel.

Les heures de délires racistes portés par les candidats d’extrême droite et relayés par la presse pendant la campagne présidentielle, la surenchère de propositions et de déclarations racistes venant de la droite pour gagner une partie de l’électorat favorisent le passage à l’acte d’individus obsédés par la haine des étrangers, de ceux qui le paraissent et de ceux qui s’opposent au racisme et l’antisémitisme.

Des vagues de meurtres racistes ont déjà eu lieu en France, en particulier dans les années 1970, meurtres qui étaient d’ailleurs étouffés. Des attentats à la bombe ont aussi visé les milieux maghrébins à la fin des années 1980.

L’aggravation de la crise et la fuite en avant des plus racistes prêts à passer aux actes est lourde de danger. Le racisme, la recherche de boucs émissaires est un poison mortel dont il faut arrêter la propagation.

Inès Rabah