Technocentre Renault – Guyancourt : les travailleurs de PEI se font entendre

11 Mai 2022

Au Technocentre Renault, à Guyancourt dans les Yvelines, la majorité des travailleurs de la société de ménage PEI sont en grève depuis mardi 3 mai. Ils exigent le maintien du salaire à 100 %, ainsi qu’aucun licenciement ni mutation.

Leur mouvement a commencé fin avril quand la direction de PEI a annoncé qu’une partie d’entre eux ne travailleraient plus le vendredi. Cette annonce correspondait à la décision de la direction du donneur d’ordres Renault de fermer jusqu’à nouvel ordre certains bâtiments tertiaires du site ce jour-là, et donc de baisser la prestation de PEI à 75 %. Pour les travailleurs, cette baisse d’activité va se traduire par une perte de salaire de 200 à 300 euros, alors qu’ils touchent à peine le smic. Ils craignent également des suppressions d’emplois.

Depuis, 30 salariés sur 130 seulement sont au travail, les autres étant majoritairement en grève. Ces travailleurs de toutes origines se retrouvent chaque matin pour décider de leur action et se faire entendre.

Beaucoup trouvent la décision injuste, car pendant l’épidémie de Covid, ils ont toujours été là pour désinfecter les locaux tout en subissant du chômage partiel. Les 3 et 4 mai, ils ont pu défiler dans le site et distribuer des tracts pour faire connaître leur lutte aux autres salariés. Mais depuis jeudi 5 mai, la direction de Renault leur a interdit d’entrer au Technocentre, d’abord en leur supprimant l’accès, puis en plaçant des barrières à l’entrée principale du site.

Pas découragés, ils ont décidé lundi 9 mai de continuer la grève jusqu’à complète satisfaction de leurs revendications, fêtant cela avec la dégustation d’un maffé pour tous les grévistes, avant-goût d’une victoire espérée. Renault et PEI ont les moyens de payer les salaires de tous à 100 %.

Correspondant LO