CAC 40 : les patrons s’éclatent

27 Avril 2022

Alors que les travailleurs voient leur pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil à cause de l’inflation, la rémunération des dirigeants des entreprises du CAC 40 a quasiment doublé en 2021.

Pendant la campagne électorale et malgré les propos démagogiques des uns et des autres promettant des améliorations pour les travailleurs, les actionnaires n’ont pas hésité à verser en moyenne 8,7 millions d’euros par dirigeant des groupes du CAC 40 en 2021.

Les actionnaires affichent clairement la couleur : pas d’augmentations de salaire pour les centaines de milliers de travailleurs qui produisent les richesses, et des récompenses pour les dirigeants de ces groupes qui aggravent l’exploitation des travailleurs et augmentent la fortune des capitalistes. Au point que ceux-ci peuvent verser des millions aux PDG, quand ils gagnent eux-mêmes des milliards. Et ce n’est pas Macron, fraîchement élu, ou sa concurrente du deuxième tour, Le Pen, qui y voient le moindre problème. Lors du débat de l’entre-deux-tours, ils ont tous les deux expliqué qu’un président de la République ne pouvait décider ni des salaires ni des primes.

Les capitalistes sont effectivement les seuls à décider des salaires. Ce n’est pas à l’Élysée que ces choix se font. Les salariés d’Amazon, de Thales, Safran et Dassault l’ont bien compris, et c’est pour cela qu’ils se sont mobilisés pour des augmentations de salaire.

Comme eux, tous les travailleurs n’ont rien à attendre du futur gouvernement : les augmentations de salaire seront à arracher aux actionnaires par des luttes et des grèves.

Joséphine Sina