Dassault Aviation : un bon échauffement

13 Avril 2022

L’arrêt du conflit, commencé début décembre chez Dassault, a été voté le 7 avril lors d’un scrutin à bulletins secrets par les grévistes.

Le vote a été organisé sur sept sites par les syndicats CGT, CFDT et FO.

Sur 1 052 votants, un tiers ont néanmoins voté pour continuer la lutte, les travailleurs de l’usine de Biarritz votant quant à eux majoritairement pour continuer. Ce vote répondait au souhait des syndicats et de la direction générale de trouver un accord. La revendication initiale des travailleurs était de 200 euros net d’augmentation. La CGT la réduisit rapidement à 200 euros brut, puis à 160 euros brut, chiffre correspondant finalement miraculeusement aux propositions bricolées par la direction générale lors d’une dernière entrevue. Pour assurer le coup, celle-ci s’engageait même à payer 80 % des heures de grève ainsi qu’à annuler toutes les sanctions.

L’entreprise ayant largement de quoi payer les 200 euros net revendiqués par les travailleurs, Dassault voulait surtout faire la démonstration que les travailleurs ne peuvent rien lui imposer, et là c’est un peu raté. Il a dû reculer, même si cela demeure à une petite échelle du fait de débrayages limités qui n’ont touché qu’une partie des travailleurs

Alors que le carnet de commandes est plein à ras bord, Dassault entend bien remettre rapidement tout le monde au boulot, en évitant que les salariés qui ont pu prendre conscience de leur force ne remettent ça trop rapidement. Mais, même après quatre mois de conflit, le scrutin a souligné qu’une partie d’entre eux n’entendaient pas lâcher.

Correspondant LO