Aides sociales : vers le bazar universel ?

06 Avril 2022

Pour la mise en place de la réforme de l’aide au logement à partir de janvier 2021, le gouvernement a appelé à l’aide le cabinet de conseil McKinsey. Ce cabinet a beau avoir été grassement payé pour cela, 3,88 millions d’euros, cette réforme a occasionné et occasionne toujours, après plus d’un an de mise en route, de nombreux problèmes dans le traitement des dossiers d’allocation logement.

Des paiements erronés, des indus injustifiés sont monnaie courante. Des bugs informatiques, des astuces, des « forçages » sont utilisés pour tenter d’obtenir un juste paiement. Les informaticiens, les techniciens des caisses d’allocations familiales (CAF) ne savent plus quoi faire. Les allocataires se déplacent aux guichets pour tenter d’avoir des explications sur la diminution du taux, la suppression de leurs droits, alors que leur situation familiale et professionnelle est inchangée.

En revanche, le gouvernement et son cabinet de conseil ont réussi une chose : l’objectif de cette réforme était de faire des économies sur le dos des famille, et le résultat est de 1,1 milliard d’euros.

Le candidat-président Macron ne s’arrête pas en si bon chemin puisqu’il parle d’intégrer les différentes prestations dans le cadre d’un « revenu universel d’activité » qui se baserait sur un « revenu social de référence ». Ainsi, après avoir mis le bazar dans les CAF, veut-il l’étendre aux autres organismes sociaux, toujours pour faire baisser les prestations sociales aux familles ? C’est ce que l’expérience des CAF peut faire craindre.

Correspondant LO