Jean-Pierre Mercier : “La solution ne peut venir que des travailleurs”

23 Mars 2022

Dimanche 20 mars, la guerre en Ukraine a été au centre du débat qu’a animé Jean-Pierre Mercier devant 70 personnes à la fête de Lutte ouvrière de Mulhouse.

Travailleurs de PSA, cheminots, étudiants, tous se sentent concernés par le sort des populations ukrainiennes et russes qui subissent de plein fouet cette guerre. Certains proches sont même allés porter des colis en Ukraine et ont été choqués par la proximité des combats, à quelques heures de voiture.

Chacun ressent déjà que la guerre a des conséquences pour les travailleurs partout dans le monde. La crise économique risque encore d’empirer du fait de l’interdépendance des différentes économies nationales. La spéculation liée à la guerre et la hausse des prix des produits de première nécessité qu’elle engendre va causer des famines dans de nombreux pays pauvres.

Même dans les pays les plus riches, gouvernement et patronat utilisent le climat pour exiger de nouveaux sacrifices des travailleurs. Même à l’hôpital de Mulhouse, comme l’a raconté un infirmier, la direction se sert de la guerre pour justifier la pénurie de matériel qui n’est pourtant pas une nouveauté.

Comme l’a dit un cheminot, la direction de la SNCF donne des consignes pour accueillir les réfugiés ukrainiens mais non les autres. C’est, en fait, trier les réfugiés entre les « bons » et les « mauvais ». Jean-Pierre a dénoncé un tri révoltant, affirmant notre solidarité avec tous les réfugiés. Il serait possible d’accueillir de la même manière que les Ukrainiens aujourd’hui tous ceux qui fuient la guerre et la misère, en Afrique, au Moyen-Orient ou en Asie. C’est la responsabilité de l’impérialisme, fauteur de guerre partout dans le monde, si du Mali au Yémen les guerres économiques se prolongent par des guerres avec la peau de peuples.

La situation en Ukraine montre encore une fois que le capitalisme porte en lui la guerre et que la situation peut basculer très vite. Cela donne un caractère d’urgence à la constitution du camp des travailleurs comme une force politique et à la constitution d’un parti communiste révolutionnaire.

Les travailleurs doivent se préparer, non seulement à se défendre, à réclamer des hausses de salaires et des améliorations de conditions de vie, mais à exercer eux-mêmes le pouvoir et à réorganiser la société.

Pour Jean-Pierre, plus que jamais, l’alternative posée est celle-ci : socialisme ou barbarie.