Des sanctions qui frapperont les populations

02 Mars 2022

En réponse à la guerre en Ukraine, les chefs d’État de l’Union européenne se sont mis d’accord pour multiplier les sanctions économiques à l’encontre de la Russie.

Les grandes puissances ont en effet pris l’habitude de ce genre de mesures pour « punir » les régimes dont la politique ne leur plaît pas.

En France aussi, le concert est unanime parmi le personnel politique de la bourgeoisie et ceux qui aspirent à faire partie du sérail. La LR Pécresse et la PS Hidalgo se rejoignent en approuvant les sanctions et en souhaitant qu’elles aillent encore plus loin. Un ton au-dessus, l’écologiste Jadot clame qu’il les voudrait d’une ampleur exceptionnelle. Et si Mélenchon pense que ces sanctions ne serviront à rien, sa sollicitude n’est pas tournée vers les souffrances des peuples russe et ukrainien, mais vers la population française, qui en sera pour lui la principale victime à cause d’une probable hausse des prix due au déséquilibre des échanges commerciaux.

Plus cyniques encore ont été les déclarations du ministre Bruno Le Maire sur ce sujet : « Nous allons provoquer l’effondrement de l’économie russe. […] Nous irons jusqu’au bout. On veut cibler Vladimir Poutine, mais le peuple russe va souffrir aussi. On ne peut pas faire autrement. »

Le fait qu’il se soit repris le lendemain ne change rien. Cette attitude est révoltante. Tous savent que les sanctions économiques n’auront aucune influence sur la politique guerrière de Poutine et n’écorneront peut-être même pas les grosses fortunes des oligarques et des affairistes. En revanche, elles frapperont durement les populations en dégradant leur vie quotidienne, et en les privant de l’indispensable, nourriture, logement, soins. Mais cela, tous ces coqs guerriers n’en ont cure.

Marianne LAMIRAL