Michelin : À Saint-Doulchard

26 Janvier 2022

Avant les discussions annuelles sur les salaires des 18 et 19 janvier, les salariés de l’usine Michelin de Saint-Doulchard, près de Bourges, avaient déjà exprimé leur mécontentement en débrayant.

Dans ce contexte, les syndicats CGT et FO ont appelé à des réunions dans toutes les équipes et à faire grève. Mercredi 19 janvier, à 5 heures, dès l’annonce des 1,7 % d’augmentation générale par la direction, un groupe cessait le travail et faisait le tour des ateliers pour informer et en entraîner d’autres. Dans la foulée, à une quarantaine, la grève jusqu’à 13 heures ainsi que les revendications étaient votées : salaire de 2 000 euros net mensuel, revalorisation du taux horaire des heures de nuit équivalant à 150 euros net pour cinq nuits. Il était aussi exigé reconnaissance et considération, en bref du respect, de la part de la hiérarchie.

Tous les grévistes sont allés porter ces revendications à la direction. Celle-ci proposant 2 % d’augmentation générale, soit 25 euros net par mois, beaucoup ont exprimé leur colère : « Les prix explosent et dès le 10 du mois on est dans le rouge », « Ce n’est même pas le prix d’un café par jour dans un bistrot », « 2 % d’augmentation, c’est de la provocation, alors que Michelin va annoncer des bénéfices au moins au niveau de 2019 ». D’autres ont dénoncé les conditions de travail qui se dégradent sur des machines de plus en plus vieilles, et qui tombent en panne même quand elles sont neuves !

Depuis mercredi 19 janvier, où une centaine de travailleurs sur les trois équipes avaient débrayé, la mobilisation n’avait pas cessé. Le lendemain, les débrayages ont continué et vendredi 21, au changement d’équipe, quatre-vingt travailleurs étaient regroupés devant les portes de l’usine, avec le moral. Une nouvelle réunion était prévue mardi 25 janvier, pour décider de la suite de la mobilisation.

Correspondant LO