Des réunions publiques qui donnent le moral

26 Janvier 2022

Du 19 au 23 janvier, entre plusieurs rencontres militantes à Colmar, Flers, Falaise et Paris, Nathalie Arthaud a tenu aussi deux réunions publiques dans l’est de la France. Plus de 110 personnes y ont assisté à Audincourt, près de Montbéliard, et plus de 160 à Nancy.

Les difficultés et les attaques subies sont les mêmes pour tous, comme en témoignent ceux qui prennent la parole. Ici, une jeune travailleuse accidentée est menacée par un chef qui fait régner la terreur dans l’atelier. Là, un jeune sur un chantier comprend que la direction entretient la division en payant des salaires différents pour un même travail. Un autre a été licencié, en fait pour avoir demandé une hausse de salaire, mais sous l’accusation d’être drogué. À l’usine ou à l’hôpital, dans l’enseignement, et même à la retraite, les coups s’accumulent.

Une femme s’inquiétant de voir une proche s’épuiser en travaillant chez PSA, un travailleur de l’entreprise a témoigné : « En moins d’une minute, il faut qu’une voiture sorte de la chaîne, chacune coûte 30-40 000 euros. Maintenant que les intérimaires ont été virés, ils sont remplacés par des professionnels, plus vieux. C’est les pires postes, sur tout le Montage. On les a forcés à travailler là, et c’est tellement dur, avec des cadences calquées sur celles des jeunes de 20 ans, qu’ils ont été obligés de doubler les postes ! À cette vitesse, on attrape des tendinites, le canal carpien est foutu. Alors, avec un certificat d’inaptitude, Peugeot laisse partir les ouvriers ; mais ils sont usés. C’est comme ça que Peugeot fait des superprofits, 6 milliards en six mois, et ils vont battre tous les records. Avec moins de voitures vendues, moins d’ouvriers, mais beaucoup d’aides de l’État. »

À Nancy, ce sont des jeunes qui ont témoigné de ce qui les préoccupe. Ils ne sont pas dupes des mensonges qu’on leur sert, tels ces étudiants qui constatent que Blanquer aggrave les inégalités et que des profs se droitisent : « Ils nous disent quoi : que les plus méritants réussissent ? Mais curieusement, ce sont aussi souvent les plus privilégiés. Les autres sont obligés de travailler ! » La nécessité des luttes, évoquée par Nathalie, suscitait de nombreuses questions. La différence entre Nathalie Arthaud et les autres candidats ressort clairement : elle n’aspire pas à gérer cette société où le véritable pouvoir est aux mains des capitalistes, mais saisit l’occasion de s’adresser au monde du travail. Comme ceux qu’elle appelle à faire campagne avec elle, Nathalie entend aller à la rencontre des femmes, des hommes, des jeunes qui ressentent la nécessité de se battre, de réfléchir et de s’organiser pour préparer les luttes indispensables de demain.