Carburants : les mesurettes de Castex

26 Janvier 2022

Les semaines passent et les prix montent, en particulier ceux des carburants : le 21 janvier, le prix moyen du SP95 dépassait 1,70 euro le litre et le gazole atteignait 1,65 euro, soit + 8,6 % depuis Noël.

Tout indique que la hausse va se poursuivre : la banque américaine JP Morgan anticipe une montée du cours du baril de pétrole de 20 % d’ici la fin de l’année, et il ne faut pas compter sur les multinationales pétrolières pour limiter leurs profits. Elles tirent d’autant mieux leur épingle du jeu qu’elles ne sont pas étrangères à cette hausse, après avoir divisé par deux leurs dépenses d’exploration-­production depuis 2014.

Cette hausse des prix tombe cependant mal pour le gouvernement, qui aimerait bien que le problème ne lui explose pas à la figure en pleine campagne électorale. Après le chèque énergie et l’indemnité inflation, Castex a annoncé mardi 25 janvier une augmentation de 10 % des frais kilométriques. Seule une minorité de contribuables est concernée, les 2,5 millions de personnes imposées qui déclarent des frais réels. Sont aussi exclus du bénéfice de cette mesure ceux qui ne sont pas imposables du fait de la faiblesse de leur revenu, soit plus de 21 millions de foyers.

Les ministres brassent du vent d’un un air songeur, les mesurettes sans effet se succèdent… Rien ne remplacera une hausse généralisée des salaires imposée par les travailleurs, et leur indexation automatique sur les prix.

S. K.