Passe vaccinal : autoritarisme et incurie gouvernementale

19 Janvier 2022

Dimanche 16 janvier, les députés ont adopté le projet de loi instituant le passe vaccinal. Ce n’est pourtant ni un flicage généralisé de la population ni des amendes plus élevées qui stopperont les virus.

Désormais, pour entrer dans les lieux publics qui nécessitaient de présenter le passe sanitaire, il faudra avoir été vacciné, ou récemment rétabli du Covid. Plusieurs millions de personnes non-vaccinées se voient ainsi interdire l’accès aux cafés, restaurants et autres lieux de loisirs, ainsi qu’aux transports publics interrégionaux.

Par ailleurs, les salariés soumis à l’obligation du passe sanitaire dans leur travail devront aussi fournir ce passe vaccinal. Cela donnera aux patrons concernés une nouvelle possibilité d’exercer leur pression sur les salariés.

L’amende prévue en cas d’infraction à l’obligation de présenter un passe vaccinal est portée à 1 000 euros contre 135 avant. Mais le gouvernement est aussi capable de faire preuve d’indulgence... quand il s’agit des patrons ! Ainsi, l’amende sanctionnant les employeurs en cas de non-respect des règles sur le télétravail est diminuée, passant de 1 000 à 500 euros.

Le vaccin est certes une arme contre le virus. Mais le passe vaccinal est, lui, une arme politique utilisée pour désigner les non-vaccinés comme des boucs émissaires et attiser la division avec ceux qui sont vaccinés.Le gouvernement cherche ainsi à masquer ses responsabilités dans l’insuffisance des moyens déployés dans la santé et dans les hôpitaux, et certainement pas à stopper la pandémie.

Charles Legoda