Usine d’Arc : en lutte pour les salaires

22 Décembre 2021

Mardi 14 décembre, à l’appel d’une intersyndicale (CGC, CFDT, UNSA, CGT, SUD), plusieurs centaines de travailleurs de l’usine d’Arc, dans le Pas-de-Calais, se sont rassemblés devant les bureaux pour revendiquer une augmentation de salaire.

À l’issue de la réunion des négociations annuelles obligatoires (NAO), quatre syndicats, à l’exception de SUD, avaient accepté 1 % d’augmentation des salaires pour janvier et 1 % pour... juillet.

Dès l’après-midi, les salariés exprimaient leur colère vis-à-vis de ce 1 %, qu’ils considèrent comme des miettes, et des syndicats qui avaient signé. Dans la nuit du 14 au 15, dans différents secteurs, des travailleurs se sont mis d’accord pour débrayer deux heures avant la fin de leur poste.

À 3 heures du matin, ils ont arrêté de travailler et se sont retrouvés devant l’usine pour dire non à l’accord signé et revendiquer de réelles augmentations. Et depuis, deux heures avant la fin de chaque poste, à 3 heures, 11 heures et 19 heures, des dizaines de travailleurs débrayent et se retrouvent à l’entrée de l’usine.

Malgré les pressions des chefs, qui disent que cela ne sert à rien puisque l’accord a été signé, ces travailleurs expriment clairement leur mécontentement et leur volonté de pouvoir vivre dignement de leur salaire. Pour l’immense majorité, « 1 % de rien, c’est rien ».

Ceux qui s’organisent, débrayent ensemble et se retrouvent devant l’usine ont raison. Les actionnaires millionnaires ont les moyens de payer de réelles augmentations de salaire !

Correspondant LO