Enedis-GRDF : grève pour les salaires

15 Décembre 2021

Lundi 29 novembre, les techniciens d’Enedis (filiale d’EDF qui gère le réseau de distribution de l’électricité) de l’agence Tolbiac, dans le 13e arrondissement de Paris, se sont mis en grève reconductible pour des augmentations de salaire.

Les grévistes réclament 200 euros d’augmentation pour tous, l’indexation des salaires sur l’inflation, le premier niveau d’embauche à 1 800 euros et l’augmentation de la prime d’astreinte.

Le site a été bloqué par un piquet de grève et par des palettes pour qu’aucune intervention ne se fasse. Et, malgré le déploiement de la police et de dépanneuses pour dégager le site, le mouvement tient toujours.

Depuis, avec l’appui du syndicat CGT Énergie- Paris, d’autres sites ont emboîté le pas. Une assemblée des grévistes a réuni 100 personnes sur le site de la rue Saint-Maur, dans le 11e arrondissement, pour consolider la grève. Ils se sont prononcés pour la grève reconductible avec, sur certains sites, une grève par roulement.

Le mécontentement couve depuis plusieurs mois, car les conditions de travail sont de plus en plus difficiles, avec des tournées qui se complexifient et des salaires quasiment bloqués (0,3 % pour 2019, 0,2 % pour 2020 et 0,3 % pour cette année). Mais ce sont aussi les promotions par l’intermédiaire de NR (niveau de rémunération) qui diminuent au fil des ans.

La direction, qui aime bien la provocation, a présenté aux syndicats ce mois-ci une nouvelle grille salariale où l’évolution de carrière ne sera que de 15 à 20 %, au lieu des 34 % actuellement. Pourtant, la situation des deux entreprises mères, EDF et Engie (ex-GDF-Suez), est florissante, avec des milliards de bénéfices et une année 2021 qui sera exceptionnelle grâce à l’augmentation du prix de l’énergie.

D’autres agences techniques, en banlieue, comme à Nanterre, Domont, Clamart..., et en province, comme à Marseille, sont touchées aussi par des grèves pour des augmentations de salaire et contre les mauvaises conditions de travail. Ce qui fait dire à certains qu’il faut une bonne grève sur l’ensemble des deux établissements pour « foutre la trouille » aux directions.

Correspondant LO