Contre les violences faites aux femmes : c’est toute la société qu’il faut changer !

24 Novembre 2021

Samedi 20 novembre, les différentes manifestations contre les violences faites aux femmes, appelées par 60 associations, ont été un succès. À Paris, le cortège, jeune et dynamique, a réuni près de 20 000 personnes selon la police.

Les organisations entendaient dénoncer l’hypocrisie du gouvernement qui prétend avoir fait plus que ses prédécesseurs. Dans la réalité, les associations qui aident les femmes perçoivent de moins en moins de subventions, les centres hospitaliers qui pratiquent les avortements sont saturés, les commissariats continuent de ne pas prendre en compte les plaintes des femmes qui subissent des comportements violents. 40 % des femmes victimes de violences conjugales n’obtiennent aucune solution d’hébergement leur permettant de fuir leur conjoint violent et seulement 12 % obtiennent une solution adaptée.

Plus de cent femmes ont été tuées par leur conjoint cette année, plus de 24 000 plaintes pour viol ont été déposées. Cette violence est le produit direct de cette société d’exploitation qui entretient les inégalités entre les hommes et les femmes. Les patrons utilisent tous les moyens pour sous-payer une partie des travailleurs, la différence de sexe constitue un excellent prétexte. C’est aux femmes que l’on impose le plus des temps partiels non choisis, ce sont elles aussi qui sont payées en moyenne 16,8 % de moins que les hommes. Ce sont les femmes qui seront les premières victimes de la réforme gouvernementale de l’assurance chômage réduisant les droits des salariés les plus précaires.

Pour mettre fin à cette situation d’oppression des femmes, c’est toute la société qu’il faudra transformer.

Aline URBAIN