Hôpital d’Ambert : allez vous faire soigner ailleurs

03 Novembre 2021

Faute de médecins, le service des Urgences d’Ambert, dans le Puy-de-Dôme, a fermé ses portes mercredi 27 octobre. Temporairement, prétend-on. Cela a provoqué immédiatement une nouvelle manifestation de plusieurs centaines de personnes devant l’hôpital.

Celui-ci est victime, réforme après réforme, des suppressions de postes parmi le personnel hospitalier. Il a dû fermer sa maternité en 2006, puis le service de réanimation en 2008, puis a dû réduire le fonctionnement du bloc opératoire depuis 2011. Maintenant c’est au tour du service des Urgences.

Ce service n’avait qu’un seul médecin urgentiste titulaire, là où il en aurait fallu théoriquement onze, et ne se maintenait qu’en embauchant du personnel intérimaire. Un changement dans la réglementation, en faisant baisser la rémunération des médecins intérimaires, les a fait fuir. Désormais, le service des Urgences n’a plus assez de médecins pour le faire tourner. Les patients sont accueillis par un avis leur disant d’appeler le 15, ou d’aller voir le médecin traitant que, souvent, ils n’ont pas.

Le manque de médecins, qu’ils soient urgentistes, généralistes ou spécialistes, n’est pas nouveau. Et la pénurie n’a fait que s’aggraver au fil de cette dernière décennie. Les gouvernements successifs ont restreint volontairement le nombre d’étudiants en médecine, qui reste aujourd’hui toujours limité, pour faire des économies à courte vue. La population en paie les conséquences.

Correspondant LO