Droite : la chasse au scalp de fonctionnaire

27 Octobre 2021

Cherchant à se démarquer les uns des autres, les candidats à l’investiture des Républicains font assaut de démagogie antifonctionnaire, pour plaire aux adhérents qui les départageront.

Déjà en 2017, lors de la campagne présidentielle précédente, Fillon avait promis à la bourgeoisie, petite et grande, dont il sollicitait les suffrages, 500 000 postes de fonctionnaires en moins. Pour une fois modeste, Macron avait chiffré la saignée à 120 000 emplois. Ensuite, à l’Élysée, il s’est illustré en rayant 200 000 emplois aidés, qui atténuaient auparavant un peu le manque de personnel dans les services publics, envoyant autant de travailleurs au chômage.

À présent, Bertrand parle de réduire le nombre de fonctionnaires, sans chiffrage. Pécresse, elle, a promis de supprimer 150 000 postes. Puis, ayant eu peur de jouer petit bras, elle s’est reprises deux jours plus tard : « En réalité on sera plus près de 200 000 suppressions de postes. »

De son côté, Ciotti ne chiffre que la « baisse massive de la dépense publique » : 100 milliards. Mais, tout comme l’ensemble de ce personnel politique de la bourgeoisie, il n’envisage pas une seconde de réduire le budget de l’armée, celui de la police, ou bien les aides au grand patronat. Tous veulent s’en prendre peu ou prou aux services utiles quotidiennement à la population dans les hôpitaux, les Ehpad, les écoles, les municipalités, etc.

Cette baisse continue a conduit à des catastrophes, dont le délabrement de la santé publique n’est que la plus visible. Et ces gens se proposent d’aller encore plus loin en ce sens !

Lucien DÉTROIT