La mort de trois migrants : liberté de circulation !

20 Octobre 2021

Mardi 12 octobre, trois migrants ont été écrasés par un TER à 5 heures du matin près de Saint-Jean-de-Luz, au Pays basque.

Ces hommes, dont un jeune de 21 ans, étaient de nationalité algérienne et avaient traversé la frontière espagnole pendant la nuit.

Un autre homme, rescapé de l’accident mais très gravement blessé, a raconté qu’ils avaient décidé de suivre les voies du train pour échapper aux contrôles de police. Ils se seraient arrêtés pour se reposer et se seraient endormis sur les voies.

Le lendemain soir, à l’appel d’associations locales d’aide aux migrants, deux cents personnes se sont rassemblées devant la gare de Saint-Jean-de-Luz, Elles dénonçaient la pression policière qui ne cesse de s’aggraver, et qui pousse les migrants à prendre tous les risques pour atteindre leur destination et le moyen d’avoir une vie décente. En mai et août derniers, deux migrants se sont noyés dans la rivière qui marque la frontière entre l’Espagne et la France.

L’Organisation internationale des migrations a constaté une augmentation importante du nombre de victimes sur la route de l’Europe : 1 146 personnes sont mortes en mer pendant les six premiers mois de l’année 2021, soit le double de l’année précédente à la même période. 15 300 personnes ont été refoulées vers les camps de rétention en Libye, trois fois plus qu’en 2020.

L’Europe se hérisse de barbelés, de contrôles policiers, met de plus en plus de bâtons dans les roues des associations humanitaires. Cette politique de fermeture des frontières, accompagnée de démagogie xénophobe, est directement responsable des milliers de morts sur les voies conduisant aux pays riches qui refusent d’accueillir les migrants.

La seule solution à ce drame est l’ouverture des frontières, et la liberté de circulation et d’installation pour tous.

Camille PAGLIERI