Transports en commun Lyonnais : un accord qui ne règle rien

06 Octobre 2021

Après avoir fait grève le 20 septembre, les agents des Transports en commun de Lyon et de la Métropole ont de nouveau arrêté le travail jeudi 30 et se sont retrouvés à 200 environ devant le siège de leur entreprise, Keolis, à la Part-Dieu.

Leurs revendications portent toujours sur les conditions de travail, la sécurité et les salaires. Le mouvement était parti d’un dépôt où un chauffeur avait été agressé : une agression de trop ! Et ils en ont assez des temps de parcours qui ne leur permettent pas de souffler entre deux trajets, pas même parfois d’aller aux toilettes, et des journées à rallonge où les coupures ne leur sont pas payées. Quant aux salaires, ils réclament 200 euros net d’augmentation mensuelle pour tous. Une conductrice, révoltée, témoigne qu’au bout de vingt ans de travail elle ne touche que 1 670 euros.

Quand ils ont appris que, dans la nuit et juste avant leur grève, deux organisations syndicales avaient signé avec la direction un accord pour une prime sur quatre mois et quelques promesses sur la sécurité, sans leur demander leur avis, certains grévistes se sont sentis trahis. Ils ne veulent pas des miettes, mais une véritable augmentation de salaire : Keolis a de l’argent, mais jamais pour eux. Ils veulent leur dû, des salaires corrects, alors qu’ils travaillent les samedis, dimanches et jours fériés, sans toujours voir leur famille.

Les manifestants n’acceptent pas l’accord qui a été signé mais remarquent que le fait de s’être mobilisés tous ensemble a permis un premier recul de la direction. Certains regardent du côté de la grève des travailleurs de Transdev et pensent qu’il faudrait faire comme eux et se mettre complètement en grève. Aussi, même si les dirigeants de l’entreprise proclament dans la presse que la grève est finie, beaucoup pensent que ça ne va pas s’arrêter là.

Correspondant LO