Mars-Wrigley – Biesheim : non aux suppressions d’emplois

29 Septembre 2021

La direction de l’usine de chewing-gum Mars-Wrigley de Biesheim, près de Colmar dans le Haut-Rhin, a annoncé supprimer 280 emplois sur les 350 que compte le site.

Les travailleurs visés sont avertis que ceux que la direction n’aura pas réussi à pousser dehors par les pressions « en douceur », seront licenciés dans un an.

Cette catastrophe touchant des centaines de familles laborieuses n’advient pas dans une entreprise petite ou moyenne, mais au sein d’un des géants mondiaux de l’alimentation. Le groupe Mars-Wrigley est composé de nombreuses marques de sucreries (Mars, M&M’s, Bounty, Twix, etc.), d’aliments pour animaux de compagnie (Royal canin, Whiskas). Il a aussi longtemps commercialisé du riz sous la marque Uncle Ben’s, mais accusé de propager un cliché raciste, il l’a rebaptisée l’an dernier Ben’s original.

L’usine de Biesheim fabrique des produits Freedent, qui paraît-il sont en perte de vitesse, ce qui justifierait cette saignée d’emplois. Mais l’an dernier, le groupe avait commencé à supprimer 216 autres emplois dans certaines de ses huit usines situées en France sous un autre prétexte. C’est bien entendu la recherche du profit qui motive en réalité ces attaques contre les ouvriers.

De ce côté-là tout va bien pour les deux familles de milliardaires américains qui ont exploité les travailleurs de Biesheim depuis la création de l’usine en 1967. La famille Wrigley a longtemps prospéré dans l’industrie du chewing-gum. Son dernier rejeton a pu prendre une belle retraite de PDG à l’âge de 45 ans en 2007 quand il a vendu son affaire au groupe Mars pour 23 milliards de dollars.

Ce groupe est entièrement la propriété de la famille Mars depuis plus d’un siècle. Ce sont 125 000 salariés dans 80 pays qui travaillent pour alimenter un clan de parasites dont la fortune était estimée à 126 milliards de dollars l’an dernier.

Il n’y a donc aucune fatalité économique à ce que les salariés de Biesheim soient privés d’emploi. C’est au contraire la fortune de ces grands bourgeois qui doit être sacrifiée pour permettre aux familles ouvrières de vivre.

Lucien DÉTROIT