Manifestations pour le climat : viser les causes

29 Septembre 2021

Vendredi 24 septembre, c’était la reprise des manifestations pour le climat, qui avaient été lancées en 2019 par la militante écologiste suédoise Greta Thunberg. Son mouvement, Fridays for future, a annoncé plus de 1 500 événements à travers la planète.

Dans plusieurs grandes villes, comme New York ou Berlin, ces manifestations ont été un événement, rassemblant des milliers de manifestants, souvent jeunes. Les organisateurs du mouvement avaient notamment en ligne de mire la 26e conférence des Nations unies sur le climat (COP26), qui se tiendra en Écosse début novembre.

Le récent rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) est encore plus alarmiste que les précédents. De nombreux scientifiques font le lien entre le réchauffement climatique et les événements de cet été, comme les inondations en Allemagne, en Belgique ou en Chine, ou encore les dômes de chaleur en Amérique du Nord. Selon plusieurs organismes associatifs ou liés à l’ONU, tels que le Haut-commissariat aux réfugiés, dans certaines régions du globe le réchauffement dégrade déjà les conditions de vie au point de contraindre à l’exil des dizaines de millions de personnes, trop pauvres pour s’adapter.

Tout cela donne raison à ceux qui manifestent. Mais les perspectives de Greta Thunberg se limitent à dénoncer l’inaction des dirigeants et à tenter de faire pression sur eux pour qu’ils mettent en place des réformes plus profondes.

Cette perspective butte sur le fait que, dans ce système, c’est le marché qui gouverne, et non les États. Aussi soucieux du climat qu’ils se disent, les dirigeants politiques n’ont aucune intention de remettre en question l’économie de marché. Or c’est bien cela qui serait nécessaire pour aboutir à une utilisation rationnelle des ressources, en fonction des besoins de l’humanité.

Thomas Baumer