Défense de l’environnement : des militants assassinés

29 Septembre 2021

Dans un rapport publié le 13 septembre, l’ONG britannique Global Witness recense 227 assassinats de défenseurs de l’environnement en 2020, soit quatre par semaine. Ce décompte macabre, forcément sous-évalué, est en augmentation constante depuis 2018.

L’Amérique du Sud totalise la majorité des assassinats, dans des pays où la biodiversité est particulièrement riche, tels que la Colombie, le Mexique, le Brésil, le Honduras, le Guatemala, le Nicaragua et le Pérou. Les autres continents touchés sont l’Asie du Sud et l’Afrique. 70 % des personnes assassinées s’opposaient à la déforestation. Les autres s’opposaient à des barrages hydroélectriques, à l’agro-industrie ou à des mines à ciel ouvert, comme Fikile Ntshangase, militante sud-africaine, tuée à bout portant devant son petit-fils en octobre 2020.

Global Witness dénonce l’impunité de ces assassinats, perpétrés par les États ou par des milices pour le compte des capitalistes de multiples secteurs industriels. L’ONG explique également : « Plus les terres sont accaparées et plus les forêts sont abattues dans l’intérêt de profits à court terme, plus la crise climatique s’aggrave. Et plus la crise climatique s’aggrave, plus augmente la violence contre ceux qui protègent leurs terres et notre planète. » L’organisation économique et sociale capitaliste enferme l’humanité dans une spirale infernale. Les discours officiels de plus en plus verts n’empêchent pas les assassinats.

Julie LEMÉE