Assurance chômage : attaque sur les droits

29 Septembre 2021

C’est le 1er octobre que la réforme de l’assurance chômage entre en vigueur. Pour un peu plus d’un million de travailleurs au chômage, 1,15 million selon l’Unedic, l’indemnisation va baisser de 17 % en moyenne par rapport à celle, déjà insuffisante, qu’ils auraient pu toucher auparavant. Cette baisse pourra aller jusqu’à 40 % pour 400 000 des plus précaires.

D’autres mesures contenues dans cette réforme pourraient même priver de toute indemnisation des centaines de milliers de travailleurs précaires qui aujourd’hui survivent de petit contrat en petit contrat, d’une semaine, de deux jours ou d’un seul, en intérim ou en CDD. Pour avoir droit à une indemnisation, il faudra en effet avoir travaillé 130 jours durant les vingt-quatre mois précédents, ou 910 heures, ce qui n’était pas le cas jusque-là.

« Il faut s’assurer qu’il n’est jamais plus rentable de ne pas travailler que de travailler » a martelé Macron le 17 septembre lors d’une réunion à la Mutualité à Paris devant des artisans et commerçants. Roux de Bezieux, le dirigeant du Medef, quant à lui s’est déclaré satisfait. Et pour cause. Le patronat cherche depuis bien longtemps à contraindre les travailleurs à accepter n’importe quel travail, à n’importe quel salaire.

C’est toute la classe ouvrière qui est attaquée au travers de cette réforme, non seulement parce que personne n’est à l’abri d’un licenciement, d’une fermeture d’usine, ou plus encore d’une fin de contrat, mais aussi parce qu’elle est une arme dans les mains des patrons, pour baisser tous les salaires. Contre cette attaque comme contre toutes les autres, il faut une réaction unie de tous les travailleurs.

Aline RETESSE