Renault : non aux nouvelles attaques !

22 Septembre 2021

Au Technocentre Renault de Guyancourt, lundi 20 septembre, les chefs ont présenté en réunion de service le nouveau plan Renaulution.

C’est la suite de celui annoncé en 2020, qui prévoyait la suppression de 15 000 emplois dans le monde, dont 4 600 en France.

Le plan 2022- 2024 prévoit 2 000 suppressions de postes supplémentaires : 1 600 dans les bureaux d’études et 400 dans les bureaux administratifs.

Les travailleurs étaient très inquiets en apprenant cette nouvelle. Comment, pour ceux qui resteront, résister à la pression de la masse de travail et de la hiérarchie ? Quel avenir pour les autres ? Depuis des mois, des travailleurs intérimaires ont été licenciés et les prestataires ont vu leurs contrats s’arrêter.

Bien sûr, Renault promet 2 000 embauches et 5 000 formations pour développer de nouvelles compétences. D’ailleurs, les chefs ont commencé leurs réunions par cette annonce d’un groupe « au meilleur niveau de performance », à condition d’un accord avec les syndicats, que la direction générale caresse dans le sens du poil avec son projet industriel. Rien ne l’arrête, même pas un vocabulaire qui frise le grotesque d’une « Résurrection, une Rénovation » du groupe « pour préparer la Révolution à partir de 2025 » !

La vérité est plus simple : le plan vise à faire quatre milliards d’économies à l’échéance de 2024. Comme le disait le directeur général de Meo en 2020 « quoi que nous fassions, nous devons être avant tout compétitifs ».

De Meo ose se comparer à un cardiologue qui « veut soigner le cœur de Renault » ! Il a plutôt tout d’un Diafoirus qui applique une saignée au profit des actionnaires. Tous les travailleurs, dans les usines et les bureaux, sont attaqués, tous doivent s’organiser pour riposter.

Correspondant LO