Transdev – Saint-Gratien : intérêts communs

15 Septembre 2021

Au dépôt de Saint-Gratien, dans le Val-d’Oise, en vue d’emporter son appel d’offres en réduisant la masse salariale, Transdev avait prévu une augmentation de la charge de travail et le blocage des embauches.

C’est contre ces attaques, mises en place depuis début août, que le mouvement de grève a démarré le 6 septembre.

Ce dépôt dessert le réseau de bus de la région Enghien-Montmorency. Un certain nombre de conducteurs arrêtent le travail, particulièrement certains jours, sortes de grosses journées d’action. Ainsi mardi 14 septembre, la moitié des effectifs prévus du dépôt étaient en grève.

Les grévistes dénoncent l’augmentation des cadences et la nette dégradation des conditions de travail. Cela se traduit non seulement par la perte de deux jours de RTT, mais par la réduction de la pause de 30 minutes qui se trouve fractionnée en pauses de cinq minutes. Jusqu’à juillet, les conducteurs étaient sur une ligne unique. Aujourd’hui, une ligne supplémentaire, voire trois, ont été ajoutées. Quant à l’amplitude de la journée de travail, si quelques-uns l’ont vue diminuer, pour d’autres, bien plus nombreux, elle a augmenté. Au total, la conséquence est d’accroître le nombre de tours effectués par les conducteurs d’un demi-tour supplémentaire pour chaque service en moyenne.

Jusqu’à présent, les grévistes de Saint-Gratien avaient peu de contacts directs avec les autres dépôts. Le rassemblement organisé le 14 septembre devant le siège de la région Île-de-France a permis d’en nouer et de mesurer combien les problèmes des travailleurs des différents dépôts sont les mêmes, et qu’au-delà de différences mineures dans les revendications, le combat est bien celui de tous.

Correspondant LO