Les Antilles sous Covid : pas de fatalité !

01 Septembre 2021

En Martinique et en Guadeloupe, le taux d’incidence de l’épidémie diminue, mais reste particulièrement élevé. À tel point que les mesures de confinement et de couvre-feu ont été prolongées par les préfets jusqu’au 19 septembre et la rentrée des classes reculée au 13 septembre.

Les hôpitaux sont toujours aussi débordés, des Urgences jusqu’aux services de réanimation. Le nombre de décès Covid continue de croître à un rythme moyen d’environ 20 par jour, sur les deux îles, pour une population d’un peu plus de 700 000 habitants. Et cela sans compter les décès à domicile. Il n’y a pas une famille qui ne soit touchée, de près ou de loin.

Dans cette situation, il y a eu dans un premier temps un afflux important vers les vaccinodromes, puis de nouveau une baisse conséquente. Face à la méfiance populaire vis-à-vis du vaccin, les appels se multiplient, venant de médecins, du Conseil de l’ordre et de personnalités diverses, afin d’augmenter le nombre de candidats à la vaccination.

Des renforts de l’Hexagone viennent à tour de rôle pour combler le déficit de personnel des hôpitaux et cliniques. Des concentrateurs d’oxygène et des respirateurs sont enfin arrivés par avion cargo. Suffisamment ? On ne sait pas. Mais, quand on pense que beaucoup de gens n’ont pu être pris en charge et sont morts par manque d’oxygène, chez eux ou même à l’hôpital, on mesure le manque d’anticipation, de préparation face à cette catastrophe sanitaire prévisible.

Un médecin a fait part de difficultés pour oxygéner suffisamment des patients, car les tuyaux d’oxygène du CHU de Pointe-à-Pitre sont trop petits ! Incroyable, mais vrai !

C’est tout cela aussi que dénoncent une trentaine d’organisations, les syndicats du pays et certains mouvements politiques, dont Combat ouvrier, qui en Guadeloupe continuent leur campagne de protestation contre l’obligation vaccinale sous peine de sanction des travailleurs, tout en rappelant, au moins pour ce qui concerne Combat ouvrier, la nécessité de la vaccination.

Lors de la dernière manifestation, samedi 28 août, des caravanes ont sillonné différents points de la Guadeloupe. Par groupes, environ 250 à 300 militants y ont participé. Cette semaine, un meeting est prévue à Baie-Mahault, jeudi 2 septembre, et samedi une nouvelle manifestation dans les rues de la commune de Petit-Bourg. Mercredi 1er, les pompiers, qui refusent l’obligation vaccinale et les sanctions, ont prévu une manifestation aux Abymes et invité la population à venir les soutenir.

Plusieurs syndicats appellent à la grève à partir du 9 septembre

Pierre JEAN-CHRISTOPHE