À gauche : candidatures multiples pour une même impasse

01 Septembre 2021

En cette fin d’été, le PCF se met sous le signe des « jours heureux », LFI sous celui de l’ « Union populaire » et le PS affirme qu’« il est temps de vivre mieux »

Par « jours heureux », le PCF promet des salaires dignes, la retraite à 60 ans avec de meilleures pensions, des vacances. Mélenchon ne promet guère autre chose, et cela ne coûte pas grand-chose au PS de faire les mêmes promesses. Tout cela était déjà dans le Programme commun signé en 1972 par les dirigeants du PS et du PCF de l’époque. La gauche promettait alors de changer la vie des classes populaires si elle parvenait au pouvoir. Ensuite, entre 1981 et 2017, la gauche a été aux affaires pendant vingt ans, sans que cela change quoi que ce soit pour les ouvriers, si ce n’est en pire.

Aussi bien Fabien ­Roussel que Mélenchon et Hidalgo parlent de reconquérir les classes populaires. Mais qui a poussé les électeurs des classes populaires à s’abstenir, voire à voter pour Le Pen, si ce n’est les trahisons et les mensonges de la gauche ? Cela n’empêche pourtant pas PCF, LFI et PS de reproposer la même chose, sans même se donner la peine de changer de vocabulaire.

Pour l’instant, les « jours heureux » et le « vivre mieux » sont réservés aux capitalistes et aux actionnaires des sociétés du CAC 40. Et, pour changer cela, il faudra tout autre chose que les partis faillis et déconsidérés de la gauche de gouvernement.

Denis Aler