Nathalie Arthaud à LCI : ‘‘C’est le grand patronat qui dirige !’’

16 Juin 2021

Lundi 14 juin, la chaîne LCI organisait un débat télévisé avec les têtes de liste régionales en Île-de-France. Nathalie Arthaud, qui conduit la liste de Lutte ouvrière, était présente.

À propos de l’aide de la région aux entreprises, notre camarade a interpellé Valérie Pécresse, la présidente de région. Celle-ci s’est en effet vantée de sauver des emplois, par exemple en aidant Renault, qui veut pourtant fermer les usines de Choisy-le-Roi et de Flins, ou Total, qui va fermer la raffinerie de Grandpuits.

« Ce sont des groupes qui n’ont aucune difficulté, Renault a accumulé dix milliards ces dernières années. Et ils ont encore besoin d’être aidés ? », s’est insurgée Nathalie, qui a poursuivi : «transformer l’économie, innover, d’accord. Mais pourquoi ce sont toujours les travailleurs qui doivent payer ? Et payer comment ? en perdant leur gagne-pain. Alors, il faut conserver les emplois. Parce que, si vous avez de beaux plans de restructuration, les travailleurs eux doivent manger entre deux emplois… En réalité, ce n’est pas Valérie Pécresse qui dirige Renault, ou qui dirige Total, c’est le grand patronat ! Vous nous dites « j’ai le pouvoir », mais en réalité le grand patronat tient les rênes... Mon programme économique, c’est qu’il faut un emploi pour tous, donc on doit arrêter les suppressions d’emplois, on doit répartir le travail, et augmenter les salaires. »

Concernant les transports en commun, Nathalie Arthaud s’est prononcée pour la gratuité pour les travailleurs, et le paiement intégral par le grand patronat. Elle a interpellé le candidat du RN, Jordan Bardella, qui fustigeait le fait que les étrangers « clandestins » ne paieraient pas les transports publics :

« Vous avez attaqué les travailleurs sans-papiers. Vous n’êtes pas pour faire payer les riches. Vous n’avez même pas été capable de dire que vous pourriez trouver de l’argent dans les caisses des multinationales. Alors que pendant cette crise on souffrait, et que des soignants étaient au front, d’autres faisaient prospérer leurs capitaux. Il y a plus de milliardaires. Et vous allez me dire qu’on ne peut pas trouver quatre milliards, dans cette très riche région d’Ile-de-France ? Bien sûr que si… Et si vous parlez des patrons de PME, c’est une escroquerie pour ne jamais rien demander aux grands actionnaires... En réalité, vous êtes à genoux devant ceux qui dirigent cette société et aspirent tout l’argent à un pôle. »