À Nantes : “Se révolter, c’est retrouver sa dignité”

09 Juin 2021

160 personnes sont venues à la réunion de Nathalie Arthaud à Nantes le 3 juin. Après une introduction de Nathalie, témoignages et questions à la tribune se sont mêlés.

Un intervenant se réclamant de l’écologie voyait en Lutte ouvrière la seule liste de gauche, et s’interrogeait sur l’absence de l’impôt sur la fortune dans notre programme. L’occasion de préciser que les révolutionnaires et la gauche ne sont pas la même chose ; le combat contre le capitalisme ne vise pas à amoindrir (très faiblement) les revenus du capital, mais à les supprimer.

Mais ce sont les témoignages sur les difficultés rencontrées sur les lieux de travail qui se sont multipliés. Une postière a raconté comment, au début du premier confinement, rien n’était prévu par la direction pour protéger les salariés obligeant les facteurs à se mobiliser pour réclamer des protections. Une infirmière retraitée a dénoncé le manque de moyens et les suppressions de poste en psychiatrie. Une auxiliaire de vie a dit combien la crise sanitaire avait aidé à la prise de conscience de ses camarades de travail. Ces 430 salariées sont essentiellement des femmes « comme dans tous les emplois les plus mal payés et les plus difficiles… à qui on a dit qu’elles étaient nées pour faire ce travail ». Militante de la CGT depuis vingt ans, elle pouvait leur parler de révolte car « se révolter c’est retrouver sa dignité » et même d’une politique non réservée à « ceux d’en haut ».

Beaucoup de choses restaient à discuter quand le couvre-feu a obligé la réunion à se clore, non sans avoir chanté l’Internationale.

Correspondant LO