CHRU de Nancy : non à la suppression des RTT !09/06/20212021Journal/medias/journalarticle/images/2021/06/P15_Rassemblement_devant_lARS_Nancy_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C75%2C800%2C525_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

CHRU de Nancy : non à la suppression des RTT !

Au CHRU de Nancy, l’appel de la CFDT et de la CGT à faire grève mardi 8 juin a été très massivement suivi. 700 agents ont manifesté au son des trompettes dans les rues de la ville jusqu’au siège de l’Agence régionale de la santé.

Illustration - non à la suppression des RTT !

L’annonce de la suppression des RTT au 1er janvier 2022 pour les agents des services techniques, logistiques et administratifs a déclenché un vent de colère à l’hôpital. 1 200 personnes seraient concernées. Depuis l’application des 35 heures, les agents qui travaillent 7 h 30 par jour ont en effet quatorze jours de RTT, ce qui leur fait l’équivalent de près de trois semaines de congés sur l’année. Ce sont ces récupérations que la direction veut supprimer, en faisant passer les agents à 7 heures par jour. Elle compte, grâce à cette opération, supprimer une quarantaine de postes.

Pour les agents, qui sont de catégorie C, c’est-à-dire les moins bien payés, l’incompréhension est totale. C’est aussi grâce à leur travail que les services soignants ont pu faire face aux vagues épidémiques qui se sont succédé. Après tous les efforts consentis pendant plus d’un an de mobilisation, ils n’ont bénéficié d’aucune des augmentations salariales du Ségur de la santé, et voilà maintenant qu’on veut leur supprimer leurs jours de repos !

Récemment, une aide de l’État de 400 millions d’euros, attendue depuis deux ans, a été débloquée pour soutenir un gros investissement immobilier destiné à rénover le CHRU de Nancy, en regroupant les différents sites sur celui de Brabois. Mais cette aide a été conditionnée à un engagement de la direction à dégager de nouvelles économies.

Après les nombreuses fermetures de lits et les centaines de suppressions de postes de soignants des dernières années, qui ont contraint l’hôpital à déprogrammer une bonne partie des interventions pendant les vagues épidémiques, ce sont les services dits « supports » qui sont particulièrement visés.

La direction affirme même vouloir supprimer 150 postes techniques, logistiques et administratifs, pour en créer 130 dans les services soignants. Autrement dit, la suppression des RTT ne serait qu’une première étape.

Les agents ont tout intérêt à stopper cette attaque. Le succès de la journée du 8 juin a été un encouragement à poursuivre la lutte. De nombreux agents se sont inscrits pour organiser la suite à donner à cette première mobilisation. La poursuivre et l’élargir sera nécessaire pour faire reculer la direction et l’État qui lui impose sa politique. Le personnel ne doit pas continuer à faire les frais de sa politique d’économies, qui se traduit par la dégradation du fonctionnement de l’hôpital public.

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