Le RN et les impôts : au service des capitalistes

26 Mai 2021

Lors d’une interview le 21 mai sur France 2, le vice-président du RN et tête de liste aux élections régionales en Normandie, Nicolas Bay, s’est prononcé pour baisser encore plus le peu d’impôts que paie encore le patronat.

En clair, il propose de continuer et d’aggraver la politique fiscale actuelle du gouvernement.

Il a ainsi déclaré qu’il faut « libérer l’initiative économique : baisser les charges, la fiscalité, les contraintes, l’accumulation de normes ». Et d’ajouter : « De manière générale, il faut prendre moins aux entreprises comme aux particuliers. »

Cette politique fiscale propatronale n’est pas propre à Macron ou au RN. C’est un rouleau compresseur que tous les gouvernements appliquent depuis des années, qu’ils soient de droite ou de gauche. En quarante ans, chacun à son tour, ils ont par exemple diminué l’impôt sur les bénéfices des sociétés, le faisant passer de 50 % en 1981 à 28 % actuellement.

Comme les autres politiciens bourgeois, Bay a prétexté qu’il fallait augmenter ces cadeaux aux patrons « pour faire de l’emploi » et pour lutter contre le chômage : avec le succès que l’on sait, puisque le chômage n’a cessé de s’accroître ces trente dernières années. Car, comme toujours, ces aides finissent dans la spéculation et dans les coffres des gros actionnaires. De plus, ces dizaines de milliards de cadeaux sont autant d’argent en moins que l’État met dans ce qui est vital pour les classes populaires et la population, autant de coupes drastiques dans la santé, l’éducation et les transports publics.

Ceux qui sont tentés par le RN parce que l’on ne l’aurait jamais vu au pouvoir, se trompent. La politique propatronale et antiouvrière qu’il préconise est en fait appliquée depuis des lustres par tous les gouvernements qui se sont succédé.

Arnaud LOUVET