Kidiliz – Saint-Chamond : des lois contre les travailleurs

19 Mai 2021

Fin 2020, 900 salariés de Kidiliz (ex-Zannier), qui fabriquait des vêtements pour enfants, perdaient leur emploi, dont 200 à Saint-Chamond.

Les syndicats CGT, CFDT, CGC et CFTC signaient avec la direction un accord qui prévoyait un plan de sauvegarde de l’emploi au rabais : 1,9 million d’euros, soit 2 000 euros par salariés.

Aujourd’hui, 140 de ces salariés contestent ce plan de licenciements et l’ont attaqué au tribunal administratif. Leur requête a été rejetée puisque ce plan a été validé par l’État en vertu de la loi « relative à la sécurisation de l’emploi » votée sous Hollande, en 2013.

Le groupe Semir (1,6 milliard de chiffre d’affaires) n’a pas mis un euro dans le PSE de Kidiliz puisque, en vertu cette fois de la loi votée sous Macron, les groupes sont maintenant exonérés de l’obligation de payer à la place de leur filiale, en cas de liquidation judiciaire de celle-ci. On peut voir concrètement comment ces lois antiouvrières, votées tant sous Hollande que sous Macron, ont enlevé aux licenciés le peu de garanties qui existaient avant.

Néanmoins les licenciés ne baissent pas les bras. Bien que désavoués par les syndicats signataires de l’accord, qui ont une conception bien particulière de la défense des salariés, ils ont décidé de faire appel de la décision inique du tribunal administratif et, en plus, d’aller aux Prud’hommes pour obtenir de meilleures indemnités.

Correspondant LO