Renault – Flins : les pompiers contre une suppression de poste

11 Mai 2021

À l’usine Renault de Flins, dans les Yvelines, les équipes de travailleurs qui assurent la sécurité à l’usine, en particulier la sécurité-incendie, ont débrayé le 4 mai contre une menace de suppression de poste. Ils ont réussi à faire reculer la direction.

Ces agents de sécurité, souvent d’anciens travailleurs des différents secteurs de production, sont répartis en quatre équipes de six qui se relaient jour et nuit.

La direction a décidé qu’elle pouvait supprimer un poste et répartir le travail sur les autres. Elle a ainsi annoncé à un travailleur qu’elle voulait l’envoyer en formation pour un hypothétique secteur, la Refactory ou remise en état des véhicules d’occasion, censé devenir une activité de l’usine quand Flins ne produira plus de véhicules.

La tâche de ce travailleur, qui consiste à assurer la maintenance des 3 200 extincteurs des différents bâtiments, aurait dû être effectuée par les autres. À deux ans de la retraite, il n’avait absolument pas envie d’accepter cette prétendue formation, et ses collègues refusaient cette mutation sans l’accord du travailleur concerné, et le surcroît de travail qui en aurait découlé. L’équipe d’après-midi a donc débrayé le mardi 4 mai, l’équipe de nuit a suivi et la direction a dû se débrouiller pour assurer la surveillance.

Le lendemain, devant la détermination des grévistes, la direction a proposé que le contrôle des extincteurs soit fait par quatre apprentis bac pro, qui valideraient ainsi une activité Maintenance pour leur diplôme. Elle a ajouté qu’elle proposait au travailleur concerné un autre poste lui convenant. Cela a été fait devant les grévistes réunis, qui ont réclamé aussi le paiement des heures de grève et l’ont aussi en partie obtenu.

Correspondant LO