PSA – Douvrin : non à la fermeture programmée !

11 Mai 2021

Jeudi 6 mai, à l’appel de la CGT et de la CFDT, plus de 300 personnes se sont rassemblées contre le projet de la direction PSA qui veut arrêter la production de moteurs à l’usine de Douvrin.

Les manifestants voulaient crier leur colère et dénoncer les multiples tentatives de tromperie de la direction. Car, après toutes les fausses nouvelles que PSA avait fait circuler dans la presse, la vérité finit par apparaître.

Les prises de parole se sont succédé pendant près de deux heures. Des militants locaux de la CGT et de la CFDT, des représentants des instances CGT, des militants d’autres entreprises, Renault, Toyota, en plus de délégations venues de tous les sites de PSA en France, tous ont témoigné des attaques actuelles des capitalistes. Les témoignages ont permis de mettre aussi en évidence que les raisons de la politique de PSA n’étaient pas la « transition énergétique » comme elle le prétend à Douvrin, mais bien la course aux profits.

Si Tavares, PDG du groupe, fait planer aujourd’hui une menace sur des sites en Italie, en Espagne, en Angleterre, en France, en Pologne ou ailleurs, c’est pour augmenter la productivité et la rentabilité du groupe en voulant mettre les travailleurs en concurrence. Un camarade a rappelé que PSA a fermé l’usine Opel à Vienne en Autriche, en transférant la fabrication des boîtes de vitesses vers l’usine de PSA de Valenciennes, sans y créer un seul emploi supplémentaire. Il n’y a que la charge de travail sur chaque salarié qui a augmenté.

PSA, qui a annoncé 2,2 milliards de bénéfices sur l’année 2020 malgré un chiffre d’affaires en baisse, continue sa guerre contre tous les salariés du groupe. Tous les prétextes sont bons pour diminuer les effectifs sur tous les sites ou programmer des fermetures d’usine, comme à Douvrin, en augmentant les cadences pour tous ceux qui restent.

À PSA Douvrin, les promesses de reclassements de PSA ne valent rien. La future usine de fabrication de batteries ACC, qui occupera une partie des anciens terrains ou bâtiments, n’emploierait que 200 à 300 salariés fin 2023, sur les 1 500 salariés actuels. Mais il n’y a aucune raison que les autres perdent leur emploi.

Le groupe PSA-FCA, aujourd’hui Stellantis, est riche à milliards. Alors que l’on soit en CDI ou même en sous-traitance, aucun salarié, aucun intérimaire, aucun CDD ne doit perdre son travail ni son salaire. PSA, gavé de subventions et de profits, a largement les moyens de payer et de maintenir tous les emplois et les salaires.

Correspondant LO