SNCF – Saint-Lazare : non à la dégradation des conditions de travail

05 Mai 2021

Lundi 3 mai, plus de la moitié des contrôleurs et des conducteurs qui interviennent sur les lignes normandes de la gare Saint-Lazare étaient en grève.

Réunis le matin, la trentaine de présents ont dénoncé la dégradation de leurs conditions de travail depuis un an.

Sur ces lignes, cela fait plus d’un an que la direction a réduit le nombre de trains, et donc imposé du chômage partiel aux cheminots. La direction avait promis un retour à la normale pour le 16 avril ; promesse en l’air, car c’était sans compter sur la décision d’un troisième confinement.

Depuis plus d’un an, les cheminots n’ont plus aucune visibilité sur leurs horaires de travail, dont ils ont souvent connaissance la veille pour le lendemain. De plus, la direction leur impose des baisses de salaire : les belles paroles sur le maintien de la rémunération malgré le chômage partiel n’y changent rien. Les cheminots subissent une baisse de leurs primes, notamment avec la perte de nombreux découchers, qui représentent souvent un tiers du salaire.

Les cheminots ont également dénoncé les différences de traitement entre conducteurs et contrôleurs : si les conducteurs voient leurs frais de parking pris en charge par l’entreprise, les contrôleurs, eux, n’y ont pas droit. C’est par ces petites mesquineries que la direction essaie de diviser les travailleurs. Mais c’est raté car, par cette réaction commune, la solidarité s’est renforcée.

Interpellé par les grévistes, le directeur a tenté de faire croire qu’il subissait également la crise, qu’il faisait de son mieux et que, face au Covid, direction et salariés étaient tous dans le même bateau.

Malgré son blabla, les cheminots ont réaffirmé leurs revendications. S’ils n’ont pas encore pu faire reculer la direction sur l’essentiel, ils étaient fiers de cette journée car, ensemble, ils ont relevé la tête et affirmé que les sacrifices, ça suffit !

Correspondant LO