Déconfinement : promesses creuses et calendes grecques

28 Avril 2021

Un déconfinement progressif serait imminent, par étapes, d’ici fin juin, si tout va bien… Tel est le discours tenu par Castex lors de sa conférence de presse du jeudi 22 avril, puis par Macron à l’occasion de la visite d’une école le jour de la rentrée, le 26 avril.

À part le maintien du calendrier prévu pour la rentrée scolaire et la levée de l’interdiction de circuler sans attestation au-delà de 10 kilomètres de son domicile, rien de précis n’a été annoncé : aucune date sur l’ouverture des restaurants, des cafés, ni même des terrasses et pas davantage concernant les lieux culturels. Quant au couvre-feu, il devrait être maintenu, peut-être retardé… Pour le moment, le déconfinement est comme la confiture : moins on en a, plus on l’étale !

Le gouvernement est bien en mal d’annoncer un calendrier précis car, en réalité, la situation sanitaire ne s’améliore pas. Chaque jour, entre 100 et 300 personnes continuent de décéder du Covid. Le nombre de lits de réanimation occupés atteint un niveau record, le plus élevé depuis la première vague de contamination.

Comme le gouvernement ne prévoit pas de débloquer des moyens supplémentaires pour les hôpitaux, ni pour l’école, ni pour d’autres mesures qui pourraient ralentir la circulation du virus, il ne lui reste plus qu’à espérer que les vaccins promis par les laboratoires seront livrés. Mais l’expérience récente a montré que leurs promesses ne valent pas davantage que celles du gouvernement…

Charles Legoda