Gauche : le rendez-vous des illusionnistes

21 Avril 2021
Une vingtaine de responsables des partis de gauche et écologistes se sont réunis samedi 17 avril à l’initiative du député européen Europe Ecologie-Les Verts Éric Jadot pour discuter des élections présidentielles de 2022.

Malgré les sourires et la satisfaction affichée, rien n’est sorti de cette rencontre où chacun se rendait avec « son propre calendrier », pour reprendre l’expression de l’écologiste Julien Bayou, et surtout avec ses calculs politiciens. L’absence de Mélenchon, pour cause de déplacement en Equateur, a été relevée et commentée… Les représentants du PCF et de LFI se sont maintenus à l’écart de la photo finale tandis qu’Olivier Faure pour le Parti socialiste et Jadot ont mis en scène leur proximité censée mettre sur orbite un axe socialiste-écologiste dont l’attraction serait suffisamment irrésistible pour attirer des satellites.

Même éparpillée façon puzzle, ou peut-être encore plus pour cette raison, cette gauche ressemble à un panier de crabes. Aucune figure ne se dégageant pour l’heure, il a été seulement convenu à l’issue de la rencontre du 17 avril de se revoir très vite, probablement à la fin du mois de mai. Quoiqu’il en soit, ces tractations pour dégager une candidature commune sont étrangères aux intérêts des travailleurs et des classes populaires. Ensemble ou séparément, il s'agit pour l’ensemble des participants à ces rencontres de tenter de relancer la machine à illusions électorales sous prétexte de « barrer la route » à Macron ou à Le Pen.

Même s’ils parvenaient à se mettre d’accord sur un prétendu « contrat de gouvernement », on a pu vérifier une nouvelle fois avec Hollande que les promesses n’engagent que ceux qui y croient, et nullement ceux qui les font. A chaque fois qu’elle est arrivée au pouvoir, la gauche s’est montrée servile devant la bourgeoisie, démoralisant et écœurant les classes populaires.

Ce n’est pas une hypothétique union de la gauche qui est à reconstruire mais un véritable mouvement ouvrier, faisant confiance exclusivement à la lutte des classes pour défendre les intérêts des travailleurs.

Boris SAVIN