Régionales : des listes Lutte ouvrière pour contester la dictature capitaliste

14 Avril 2021

Les élections régionales devraient se tenir les 20 et 27 juin. Si le bulletin de vote n’a pas le pouvoir de changer le sort des travailleurs, il peut leur permettre d’affirmer leurs intérêts politiques et matériels.

C’est pourquoi Lutte ouvrière sera présente à La Réunion et dans toutes les régions de la métropole, comme par exemple en Auvergne – Rhône-Alpes, où la liste est conduite par Chantal Gomez, dessinatrice technique.

Ouvriers dans la chimie, la plasturgie ou la métallurgie, enseignants, conducteur de bus, psychologue à l’hôpital ou agent administratif, les douze têtes de section de cette liste veulent profiter des élections régionales pour faire entendre le camp des travailleurs, dans cette période marquée par la pandémie et la crise économique qu’elle a aggravée.

Des grands groupes implantés dans la région, comme Michelin, Renault Trucks ou Danone, ont annoncé des suppressions d’emplois par milliers, malgré les profits réalisés depuis un an. La guerre économique qui fait rage entre les capitalistes est payée chèrement par les travailleurs, à coups de suppressions de jours de RTT, de blocage voire de diminutions des salaires, d’intérimaires ou de sous-traitants renvoyés, de chômage partiel imposé une semaine, puis d’heures supplémentaires la suivante. De Michelin à Clermont-Ferrand jusqu’à la NTN-SNR à Annecy, les patrons utilisent le Covid pour aggraver l’exploitation dans les entreprises.

Des dizaines de milliers de travailleurs précaires dans les stations de montagne, l’hôtellerie-restauration, le spectacle ou l’événementiel ont été mis au chômage et se sont retrouvés, pour certains, sans contrat saisonnier et donc sans indemnités. Comment payer son loyer dans ces conditions ? Dans la métropole de Lyon, les recours pour loyers impayés ont augmenté de 55 %. Dans cette ville, plus de 18 500 personnes n’ont pas de solution de logement et 5 500 sont carrément à la rue. Pendant ce temps, les propriétaires des boutiques de luxe se vantent d’avoir maintenu leur chiffre d’affaires malgré l’absence de touristes étrangers. Les travailleurs sont poussés vers la misère, mais les bourgeois, eux, s’enrichissent !

Malgré ses 12 milliards d’euros de bénéfices en 2020, le groupe pharmaceutique Sanofi est gavé d’argent public. Lors d’une visite en juin sur le site de Marcy-l’Étoile (Rhône), Macron a apporté 200 millions d’euros. Sous prétexte de « permettre à Sanofi et à la France de lutter contre le virus », l’État, la région et l’Union européenne, aident la multinationale à développer son propre brevet pour accumuler les profits dans les années à venir. En attendant son propre vaccin, Sanofi a passé un accord pour mettre en flacon celui de Johnson & Johnson. Cela se fera sans embauche et en changeant les horaires pour produire 24 heures sur 24. Pire, un plan dit “Fit 4 future” organise l’intensification des cadences et la suppression de postes dans de nombreux secteurs. Avant de mener la guerre contre le virus, Sanofi la mène contre les travailleurs !

Toute la planète manque de vaccins, des millions de travailleurs sont au chômage mais aucun dirigeant politique n’imagine de contraindre les laboratoires, sous peine de réquisition, à faire les investissements nécessaires, à embaucher en masse et à céder leurs brevets afin que n’importe qui, n’importe où, puisse produire les vaccins. Seule l’intervention directe des travailleurs pourra les y obliger.

Voter pour les listes Lutte ouvrière sera un moyen d’affirmer que les travailleurs, parce qu’ils assurent le fonctionnement quotidien de toute la société, doivent la diriger.