RATP Bus : une procédure disciplinaire inadmissible

14 Avril 2021

Jeudi 8 avril, un rassemblement a eu lieu devant le dépôt de bus de Flandres à Pantin, en Seine-Saint-Denis, pour soutenir Ahmed Berrahal, militant CGT et secrétaire de la commission CSSCT (sécurité santé conditions de travail), convoqué en entretien disciplinaire.

La direction menace de licencier Ahmed pour un prétendu harcèlement moral envers un chef, alors qu’il venait de l’informer qu’une conductrice de bus avait déposé une main courante à la police. Il y signalait que ce même chef lui avait touché les seins et tenté de l’embrasser de force. Alors, qui harcèle qui ?

Au cours du rassemblement, plusieurs femmes ont pris la parole pour dénoncer des faits de harcèlement sexuel à la RATP ou dans les hôpitaux, dans les entreprises, avec de la rage et beaucoup d’émotion. Elles ont toutes témoigné qu’Ahmed les a écoutées et défendues, disant que c’est le monde à l’envers : c’est Ahmed, en tant que délégué CSSCT correspondant harcèlement, qui est attaqué alors que ceux qui harcèlent sexuellement les femmes seraient protégés par la direction.

Pour Lutte ouvrière, notre camarade Nathalie Arthaud a pris la parole entre autres pour dire que les faits reprochés à Ahmed ne sont qu’un prétexte pour se débarrasser d’un militant dévoué. Sur tous les fronts, son activité gêne la direction depuis un moment et celle-ci en est à sa troisième procédure disciplinaire contre lui et a diligenté plusieurs enquêtes visant à le faire tomber. Cette politique patronale répressive ne doit pas passer !

Correspondant LO