CHI de Clermont : Ordre infirmier, le retour ?

14 Avril 2021

Le centre hospitalier psychiatrique de Clermont-Fitz James, dans l’Oise, compte 2 700 salariés, dont plusieurs centaines d’infirmières et infirmiers.

La direction prévoit de transmettre les listes de ces derniers pour les inscrire d’office à l’Ordre national infirmier.

Elle assimile cette non-inscription à l’exercice illégal de la médecine, en tenant à préciser : que « selon l’article L 4314-4 du Code de la santé publique les peines encourues sont de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende ». Cette note comminatoire se conclut ainsi : « Afin de se conformer aux dispositions législatives précitées, je vous informe que le CHI ne validera plus de titularisation aux personnels infirmiers non-inscrits au tableau national de l’Ordre national des infirmiers. »

C’est en 2006, avec Villepin Premier ministre et Xavier Bertrand ministre des Solidarités, qu’est sorti du chapeau l’Ordre national infirmier, touchant à l’époque plus de 500 000 agents, répondant aux demandes d’une partie corporatiste des infirmiers libéraux.

Pour complaire aux milieux réactionnaires, Chirac, Villepin et Bertrand décalquèrent le modèle de l’ordre pétainiste des médecins. Cela ne rencontra aucun appui sérieux chez les centaines de milliers d’infirmiers des hôpitaux publics ou même privés. Ceux-ci, pour l’essentiel, sont des salariés comme les autres et peuvent voir que leur sort est lié à leur lutte commune avec les aides-soignants, les ASH, le personnel administratif et la masse des employés des entreprises sous-traitantes.

Cela reste vrai, à Clermont comme ailleurs, et que la note soit une lubie du directeur ou une consigne tombant de plus haut.

Correspondant LO