Blanquer 007

14 Avril 2021

Toutes les plateformes numériques de l’Éducation nationale ont été saturées dès le 8 avril mais Blanquer a trouvé une explication pour ce forfait contre « la classe à la maison » du CNED, seul site dépendant de son ministère. « Il a été victime d’attaques informatiques apparemment venues de l’étranger. » C’est sûr : l’étranger doit être jaloux du système éducatif français toujours classé 23e des pays de l’OCDE.

En réalité, même si des hackers ont utilisé des ordinateurs à l’étranger, cela ne dit rien sur leur localisation et, surtout, ces attaques mineures ne peuvent rien expliquer. Ni pourquoi « les parades simples contre ce type d’attaques » n’ont pas été mises en place, comme le dit un chercheur en cybersécurité cité par Le Figaro. Ni surtout pourquoi le CNED n’a multiplié que par quatre ses moyens virtuels, alors que les besoins étaient bien supérieurs.

L’explication de Blanquer a eu au moins le mérite d’égayer la journée des enseignants, qui se sont défoulés sur les réseaux sociaux en accusant qui les Russes, qui les Nord-Coréens, d’empêcher la cinquième B de Nogent-le-Rotrou d’envoyer son devoir de technologie.

A.U.