NTN-SNR – Annecy : un rassemblement réussi17/03/20212021Journal/medias/journalnumero/images/2021/03/2746.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

NTN-SNR – Annecy : un rassemblement réussi

Face à l’offensive de la direction de l’entreprise NTN-SNR d’Annecy, qui essaie de remettre en cause les accords sur le temps de travail, la riposte avait commencé à s’organiser depuis plusieurs semaines.

Les travailleurs refusent massivement l’obligation du travail le samedi, la suppression de six jours de RTT et plus généralement une flexibilité accrue. Ils l’ont d’abord fait savoir par une pétition, qui a rapidement recueilli un millier de signatures. Cela a permis à ceux qui militaient contre l’accord de discuter individuellement avec leurs collègues, et aussi de se réunir à quelques-uns aux distributeurs de boissons pour des prises de parole collectives.

Beaucoup de travailleurs, conscients que la pétition ne suffirait pas, ont exprimé leur envie d’aller plus loin. Sous cette pression, la CGT et Sud ont appelé à une journée de grève mardi 16 mars et à un rassemblement devant le siège social, afin de remettre la pétition collectivement. La semaine précédente, les travailleurs ayant pris en charge la pétition ont pu s’adresser à nouveau à leurs collègues et mesurer la colère. Ainsi, dans un atelier, une prise de parole devant initialement réunir cinq travailleurs en a vu une vingtaine se présenter.

Si, dans cette semaine de préparation, la colère n’a pas débordé, elle ne s’est pas non plus éteinte. Malgré les affiches de la direction prétendant que les syndicats à l’origine de l’appel mentaient, malgré les pressions exercées sur les travailleurs, le rassemblement a été un succès. 300 personnes se sont réunies devant le siège, et beaucoup n’avaient pas vu un tel rassemblement depuis leur arrivée à l’entreprise.

Les grévistes ont voté très majoritairement la proposition de se retrouver mardi 23 mars, jour du dernier round de négociations, pour un nouveau débrayage, mais aussi d’en être les militants auprès de leurs collègues, jusqu’au retrait du plan patronal. La direction fait mine de rester droite dans ses bottes, mais voit son projet bousculé. Et ce n’est pas fini.

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