De dures conditions de travail

10 Mars 2021

Dans les petites entreprises sous-traitantes de l’aéroport, les conditions de travail sont bien en-dessous de celles que les employés des grandes entreprises comme Air France ou ADP ont obtenues.

Alors que l’on vient de traverser une période de grand froid et qu’il existe des équipements chauffants, gants, chaussettes, parka, les salariés de Securitas, eux, n’avaient même pas de bottes fourrées pour aller sur les pistes. La législation du travail prévoit des sièges ou des aménagements permettant de s’adosser. Or, chez Mahola ou City One, les directions ne veulent pas que les agents de sécurité ou d’accueil s’assoient. Donc pas de siège à disposition, c’est plus sûr ! Et il n’y a pas qu’au travail qu’on piétine. En temps normal, des locaux accueillent plusieurs dizaines de salariés en même temps pour récupérer le badge d’accès qui permet de circuler dans l’aéroport. Désormais, avec le Covid, les agents passent périodiquement des heures à attendre debout, en extérieur, par tous les temps.

Avec le prétexte que l’affluence varie d’un jour à l’autre, les équipes sont calculées au plus juste. Chez City One, à l’accueil des passagers, les horaires changent d’un jour à l’autre, et aux salariés de s’adapter ! Chez Sodaic ou Acna, qui font le ménage dans les avions entre les vols, les travailleurs sont convoqués pour quelques heures à peine, alors que beaucoup ont plus d’une heure de trajet. C’est aussi le cas chez MCTS où les horaires réduits n’empêchent pas d’être en sous-effectif. Le MC du sigle MCTS signifie « maîtres chiens », même si les salariés n’ont pas de chien, cela peut leur donner envie de mordre ! Le procédé est le même chez Passerelle, qui assure l’accompagnement de personnes à mobilité réduite, qui n’est pas une petite entreprise mais une grosse filiale d’Air France.

Correspondant LO