Rennes – Plateforme du courrier : ce n’est qu’un début ?

03 Mars 2021

À la plateforme du courrier de Rennes, plusieurs postiers de nuit avaient déjà interpellé leur direction sur le problème de la gestion des repos et des congés.

Alors que le logiciel censé tenir les comptes dysfonctionne de plus en plus, les postiers craignent de perdre des jours de repos, et jusqu’ici la direction semble peu s’en soucier.

Le 22 février au soir, plus d’une trentaine de postiers avaient donc décidé de se donner rendez-vous sur le parking une demi-heure avant l’embauche pour manifester. Deux jours après, les deux équipes du matin ont manifesté à leur tour avant l’embauche, pour dénoncer de leur côté l’arrêt de recrutement de titulaires et le manque d’effectifs

Plusieurs postiers ont profité de ces rassemblements pour dire tout ce qui n’allait pas, et des encadrants ont été invités à prendre des notes pour la direction. La liste des griefs s’allonge. En matin comme en nuit, les travailleurs ont dénoncé une direction qui se permet maintenant de téléphoner, pour de soi-disant raisons administratives, au domicile de qui est en grève. Dernièrement, lors des épisodes neigeux, alors que les routes étaient glissantes, des postiers d’après-midi ont dû poser des heures pour pouvoir rentrer chez eux un peu plus tôt, la direction ne voulant pas dépenser un centime. Enfin la décision de supprimer pour la première fois la prime d’intéressement, de 300 à 400 euros annuels, alors que La Poste affiche un bénéfice de plus de 2 milliards, reste en travers de la gorge de beaucoup.

Les postiers ayant participé à ces actions étaient eux-mêmes surpris par leur nombre. Ils savent aussi que cela ne suffira pas pour obtenir gain de cause, et qu’il faudra envisager une suite.

Correspondant LO