PSA – Poissy : chômage partiel, le provisoire permanent

17 Février 2021

Depuis le mois de juin et la fin du premier confinement, l’usine de PSA Poissy fonctionnait avec une seule équipe de production. Les journées de travail étaient réduites de deux heures, payées par l’État en chômage partiel.

Depuis début février, avec le lancement d’un nouveau véhicule, l’Opel Mokka, c’est à nouveau le travail en deux équipes, avec le retour massif d’intérimaires et les cadences à fond. Mais PSA compte bien continuer à profiter des dispositifs de chômage partiel de l’État. La direction a prévenu que, pendant au moins trois semaines, il y aurait 30 minutes de chômage partiel pour chaque équipe, en plein milieu de la journée de travail. Les travailleurs se retrouvent coincés à l’usine pendant une demi-heure, payés au tarif du chômage partiel, en attendant que la chaîne redémarre. La direction argumente en affirmant qu’il n’y a pas assez de travail pour une journée complète, alors que les cadences sont au maximum et les postes trop chargés.

La vitesse de chaîne pourrait parfaitement être ralentie et la production lissée sur la journée. Mais il s’agit pour la direction de maintenir sa productivité. En plus, elle se réserve le droit d’annuler ces 30 minutes de chômage selon son bon vouloir. C’est bien pratique pour réguler sa production en cas de panne ou de soucis d’approvisionnement.

PSA fait des milliards de bénéfices depuis des années mais continue de se servir dans les caisses de l’État. Toutes les occasions, y compris celle du Covid, sont bonnes à saisir.

Correspondant LO