LU – Nantes : c’est pas du gâteau17/02/20212021Journal/medias/journalarticle/images/2021/02/P13-4_LU-Nantes.jpg.420x236_q85_box-0%2C222%2C2362%2C1550_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

LU – Nantes : c’est pas du gâteau

Mardi 9 février, devant l’usine LU (groupe Mondelez) à La Haye-Fouassière, près de Nantes, un rassemblement de soutien était organisé par la CGT, regroupant 80 travailleurs de l’usine et d’autres entreprises.

Illustration - c’est pas du gâteau

De plus, certains salariés débrayaient à l’intérieur de l’usine.

Le groupe Mondelez, un des plus grands groupes mondiaux de l’agroalimentaire, avec un chiffre d’affaires de 26 milliards de dollars, fait des profits record en ce moment avec la vente de petits gâteaux sucrés et salés. Pour maintenir la pression, il n’y va pas avec le dos de la cuillère quand il sanctionne les salariés de son usine : l’un d’eux a été licencié pour avoir répondu à son téléphone sur son lieu de travail, un autre, délégué CGT, a reçu sept jours de mise à pied parce qu’il portait une bague au doigt au cours d’une réunion avec la direction. Dernièrement, un salarié ayant refusé de se laver les mains devant un chef a écopé de trois jours de mise à pied, la situation sanitaire servant donc de prétexte. Il s’agit en fait d’instiller la peur, en s’attaquant à des travailleurs qui ne se laissent pas faire.

Le rassemblement a fait du bien aux présents, conscients que ce qui compte est la solidarité entre travailleurs. Même si chacun sait qu’il faudra être encore plus nombreux en lutte pour que la peur change de camp, montrer que les travailleurs combatifs ne se laissent pas intimider face à ces attaques est un premier pas.

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