Total – Grandpuits : en grève

13 Janvier 2021

Les salariés de la raffinerie Total de Grandpuits, en Seine-et-Marne, sont en grève depuis lundi 4 janvier contre un plan de suppressions d’emplois.

Cela fait suite à plusieurs journées de grève depuis septembre 2020, quand la direction a annoncé l’arrêt des activités de raffinage, dans le cadre du projet Galaxy.

Cet arrêt est accompagné de reconversion dite verte, notamment dans des biocarburants, mais se traduit par la suppression de 150 emplois sur les 400 que compte Grandpuits. En réalité, avec les sous-traitants, les grévistes estiment que 700 emplois vont disparaître. De plus, depuis des années les conditions de travail deviennent plus dangereuses du fait de la réduction de la maintenance du site. Quant aux arguments écologiques avancés par la direction de Total, beaucoup n’y croient pas, rappelant que, « pour faire plus de profits, elle développe du raffinage dans des pays où les normes sociales et environnementales sont moins élevées ».

La direction, elle, prétend qu’il n’y aurait pas de licenciement, mettant en avant des départs en préretraite et des mobilités vers d’autres raffineries, distantes de plusieurs centaines de kilomètres. La plupart des salariés, qui ont leur vie dans la région, ne sont pas d’accord. Et plus le temps passe, plus le plan de restructuration de la direction apparaît comme une arnaque pour les salariés.

La direction voulait que ceux-ci commencent à dégazer les installations de raffinage en préparation de leur arrêt, qui doit intervenir en mars. Ils ont refusé en répondant par la grève avec piquet 24 heures sur 24, une équipe réduite assurant, comme dans toutes les grèves qu’ils font, une surveillance des installations classées Seveso. Des représentants ont été élus dans chaque équipe pour participer à l’organisation du piquet.

Alors que le groupe Total réalise d’énormes profits, les travailleurs de Grandpuits sont déterminés à se battre pour qu’il n’y ait pas de suppressions d’emplois.

Correspondant LO